vendredi 29 octobre 2010

La cité perdue



Perchée à 2400 mètres d'altitude, le Machu Picchu, patrimoine mondial de l'UNESCO, impressionne tant par sa majestuosité que par le mystère qui l'entoure encore aujourd'hui. Était-ce une forteresse, une capitale religieuse, la résidence secondaire des empereurs?

Préservée de la colonisation espagnole, cette citée, où devaient demeurer jusqu'à 1800 personnes, aurait été abandonnée par ses habitants qui se seraient réfugiés afin de fuir l'ennemi, dans des villes voisines, encore plus inaccessibles. Bien que d'autres supposent qu'une épidémie aurait dévasté toute la population.

Oubliée du reste du monde durant trois siècles, c'est en 1911, que Hiram Bingham, un archéologue américain, découvre le Machu Picchu, le "vieux sommet" en quechua, où y habitait alors un couple de paysans. Nous sommes parties donc à notre tour à la conquête de cette merveille du monde.

Le trajet pour gagner le Machu Picchu nous a d'abord amené à Ollantaytambo, à 1h15 de la ville de Cuzco. Nous avons pris le temps de visiter les ruines qui surplombent le village. Village dont la construction respecte les anciennes fondations incas.

Ollantaytambo

De là, nous avons pris le train pour Aguas Calientes. Expérience assez amusante, car même si on comprend bien que les étrangers paient plus cher leur billet que les locaux, nous ne pensions pas que chacun avait son wagon respectif: les péruviens d'un côté, les étrangers de l'autre!

Le long du trajet, le paysage change. Peu à peu, on pénètre dans une atmosphère tropicale, et arrivées 2h plus tard à Aguas Calientes, on est dans un décor totalement différent: sur les rives de l'Urubamba, une végétation luxuriante nous entoure, depuis laquelle s'élèvent des chants d'oiseaux des plus surprenants. Toutefois, Aguas Clientes est un village aux allures de mini-ville. Composé à 70% de touristes en tant que lieu d'accueil des visiteurs du Machu Picchu, on ne trouve que restaurants et bars où l'Happy Hour dure 24h/24!

Aguas Calientes


Nous y avons passé une nuit, avant de nous lever aux aurores pour entreprendre notre ascension d'un peu plus de 300 mètres jusqu'à la vieille cité inca. Nous nous sommes enfoncées progressivement dans la forêt tropicale. Une heure d'effort plus tard, nous arrivions sur le site. La brume enveloppait les sommets alentours et en particulier celui du Wayna Picchu ("jeune sommet" en quechua). C'est cette majestueuse montagne que vous voyez se dresser derrière les ruines. Il est possible de la gravir, privilège réservé aux 400 premiers candidats qui se présentent sur le site pour profiter d'un (à ce qu'il paraît) époustouflant panorama sur la vallée de l'Urubamba. Vous l'aurez bien compris, malgré notre arrivée à l'aube et notre place ainsi garantie, nos jambes étaient encore bien fébriles de la "subida" fraîchement accomplie. Nous avons donc fait preuve d'humilité devant ce nouveau défi.






Nous avons alors préféré nous promener tranquillement au milieu des ruines. La ville s'organise selon différents quartiers:



Les maison des agriculteurs, aux côtés des terrasses cultivées:



Le temple du Soleil et le Palais royal:



L'observatoire ou Intiwana où se dresse un monolithe faisant office de cadran solaire:



Le temple des trois fenêtres dont les orifices auraient servi à renvoyer les rayons du soleil pour éclairer la place sacrée:



Le quartier des habitations:



Pour circuler entre les différents quartiers et en comprendre les usages, une simple carte nous avait été fournie à l'entrée du site. Si l'on considère le tarif global pour une visite du Machu Picchu, on trouve bien dommage qu'une part plus importante ne soit pas réinvestie dans la muséographie. Mais heureusement, notre "Guide du routard" entre les mains de Marie valait tous les guides du monde!

Cette découverte du site nous donna quelques frissons. Tout d'abord par la beauté du cadre naturel dans lequel se dressent ces immenses pierres. Mais aussi d'imaginer la vie de cette cité. Pour cette civilisation, le culte du soleil régissait toute leur organisation. Et les sacrifices humains étaient monnaie courante pour attirer les grâces des Dieux. Qu'il fait bon vivre à notre époque!!!

Question écologie au Pérou

Une chose frappe nos yeux d'européens, depuis notre arrivée au Pérou : la pollution.
En effet, ici, la pollution est présente partout, en ville comme en campagne : des milliers de sacs plastiques jonchent le bord des routes, on croise des décharges à ciel ouvert, des petites ruelles cachent souvent un tas d'ordures, et dans les villes, on ne sent que les pots d'échappement... Nos yeux (et nos nez!) ne sont plus habitués à ce genre de spectacle, et nos consciences sont parfois choquées par le comportement des habitants. Ces Fils du Soleil, descendants des Incas qui vénéraient le Soleil, la Lune, la Terre Nourricière, et qui, aujourd'hui, jettent jusqu'à leurs sacs plastiques par les fenêtres des bus...

N'y a t-il réellement aucune conscience écologique au Pérou ?

Il y a un manque de moyens évident du pays qui a certainement aujourd'hui d'autres priorités que de s'occuper du traitement de ses déchets, quand tous les enfants ne vont pas à l'école, et qu'il reste beaucoup de routes à goudronner... Mais, il semblerait que les habitants ont aussi du mal à se projeter à long terme, ce qui se reflète dans la vie politique du pays. En effet, le Pérou sort de nombreuses années de terrorisme et de guérilla qui ont profondément marquées les mentalités des habitants. Il faut sûrement aussi prendre en compte que le Pérou se trouve sur une zone sismique importante et ne compte plus les tremblements de terre qui ont ravagé le pays. Mais il y a quand même une lueur d'espoir, quand on voit les inscriptions sur certains bords de routes, ou encore dans cette manifestation devant le palais de justice de Cuzco (photo ci-dessous). C'est certainement par la nouvelle génération que la prise de conscience se fera, mais je pense que nous (pays occidentaux), qui avons une longueur d'avance à ce niveau, pouvons faire quelque chose. Car ce sont en partie les grosses industries qui sont omniprésentes ici, comme Coca-Cola, Nestlé ou Nivéa par exemple, qui profitent de la rentabilité du marché Sud-Américain.

Voilà, c'est aussi ça notre voyage : ouvrir nos yeux sur ce monde que nous traversons et sur ses réalités, même si elles ne sont pas toujours très belles...

Jesusa et ses chullos



Si vous venez à Cuzco et que vous grimpez la calle Resbalosa, prenez le temps de vous arrêtez à mi-chemin pour admirer les travaux de Jesusa, un petit bout de femme d'une quarantaine d'année, qui tient un étal de lainage. Pour quelques soles vous pourrez alors ramener un chullo (bonnet péruvien) en souvenir.

Cela fait presque une dizaine d'année qu'elle s'est installée dans cette rue. Avec d'autres collègues, comme elles les appelle, elle partage un dépôt un peu plus bas dans la rue, marqué par une porte en bois de couleur bleue. Elle loue le local 50 soles le mois. Tous les matin, elle vient y chercher les pulls, les gants et les chaussettes en alpaca (animal proche du lama, très apprécié pour sa laine et sa viande) qu'elle a confectionnés elle-même, à la main ou à la machine. Et quelques marches plus loin, elle installe sa marchandise à la vue des passants. Vous la verrez tricoter sans cesse afin de vous proposer un plus large éventail de choix, sachant qu'un petit bonnet lui coûte déjà 4 à 5h de travail.



Nous avons rencontré Jesusa dès notre premier jour à Cuzco. On lui a acheté un petit chullo et elle nous a alors remercié, ainsi que Dieu pour nous avoir permis de lui acheter un des ses travaux. Au fil des jours, alors que la montée de la rue Resbalosa épuisait notre souffle, nous nous arrêtions faire une pause auprès de Jesusa, admirant ses œuvres et succombant quelquefois. Elle nous explique alors les difficultés qu'elle rencontre.

La meilleure période de l'année reste les mois de juin, juillet et août, la saison touristique. Mais 2010 n'a pas été propice aux affaires. Selon elle, la grippe porcine et le mondial de football ont poussé les voyageurs vers d´autres contrées. Puis, la pluie a été abondante: dans ce ce cas, il faut vite rattrouper la marchandise pour la mettre à l'abri. Et attendre que la pluie cesse, continuant à tricoter, protégée par un seul plastique. Comme nous dit Jesusa, elle et ses collègues pourraient vendre dans leur dépôt, mais les touristes n'y entrent pas. Elles préfèrent alors la rue, même si cela signifie prendre la poudre d'escampette à l'arrivée de la police municipale.

Et puis il y a des jours où seul le temps passe, sans aucun acheteur en vue . Les "bons" mois, Jesusa arrive à gagner 300 soles de bénéfice, après avoir payé la location de son dépôt, ses charges personnelles et la mensualité universitaire pour son plus jeune fils. Celui-ci, âgé de 18ans, étudie l'informatique et souhaite une autre vie que le reste de sa famille, loin de l'artisanat et de la vente itinérante, comme c'est le cas pour le gendre et le fils cadet de Jesusa.

Jesusa, pourtant, est originaire d'un milieu d'agriculteurs. Elle a grandi à Sicuani, un village à quelques heures de Cuzco. C'est là que son père, Francisco, lui a appris à tricoter, quand elle ne l'aidait pas aux champs. A 18 ans, elle est tombée enceinte de sa fille et est partie pour la ville, avec son époux, un joueur de zampona (flûte andine). Malheureusement, celui-ci l'a abandonnée, la laissant seule  avec ses trois enfants. C'est là qu'elle a décidé de vendre des lainages.

Aujourd'hui, Jesusa vit à Cuzco, avec ses deux fils. Elle a la chance d'être propriétaire de sa maison, celle où elle s'était installée avec son époux à son arrivée en ville. Les loyers sont chers et ses fils l'accompagneront jusqu'à ce qu'ils fondent, à leur tour, une famille. Sa fille et son petit fils, quant à eux, ne vivent pas bien loin d'elle.

Lors de notre dernier jour à Cuzco, nous sommes passées dire au revoir à notre amie, sans oublier de ramener quelques unes de ses œuvres dans nos valises. On pensera bien à elle lorsque nous reviendrons lutter contre le froid hivernal franc-comtois!

mercredi 27 octobre 2010

Cuzco, "nombril" de la civilisation inca



L'empire Inca a vu le jour dans les années 1400. La légende veut que l'Inca Manco Capac et sa sœur-épouse Mana Ocllo, envoyés par le Dieu-soleil Inti, aient émergés du lac Titicaca et aient alors fondé la ville de Cuzco, capitale de l'empire "Tawantinsuyu" ou la "terre des quatre quartiers", s'étendant sur 4000km, du nord de l'Équateur au centre du Chili. La langue officielle est le quechua, toujours parlée aujourd'hui au Pérou et en Bolivie.

La chute de l'empire est marquée par la conquête espagnole menée par Francisco Pizarro qui ordonna l'exécution du dernier Inca, Atahualpa, et déplaça la capitale à Lima en 1535. Un mouvement de résistance fut toutefois organisé mais totalement réprimé en 1572.




La ville coloniale s'édifia alors sur les fondations de la cité inca, dont on peut encore admirer les vestiges par endroits. On ne peut que se laisser séduire par cet anachronisme architectural malgré ce que celui-ci implique: l'esthétique espagnol se marie majestueusement à ces énormes pierres si parfaitement imbriquées que,  même des siècles plus tard, aucun filet d'air ne s'en échappe. En se promenant dans Cuzco, on ne peut que tomber sous le charme des balcons en bois, des ruelles pavées et des cascades de tuiles, du quartier San Blas, et de la Plaza de Armas où s'érigent la Cathédrale et la Compania de Jesus, deux témoignages du style baroque.


Cuzco est, des trois grandes villes où nous avons séjourné, celle qui nous a le plus frappé par son modernisme ou l'empreinte de la culture de masse. L'afflux de touristes, notamment pour la visite du Machu Picchu, organise l'économie de la ville. On en vient à se demander si tous les témoignages traditionnels qui nous séduisent sont un attrape-touristes ou des coutumes encore bien encrées. Être touriste dans cette ville n'est d'ailleurs pas des plus agréables, tant nous sommes sollicitées : "Restaurantes senoritas?", "Massage?", "Hôtel?", "Compra-me mi muñeca!".



Mais on s'amuse également des différentes activités que chaque commerçant peut combiner, un système que nous avons déjà constaté auparavant mais qui est davantage marquant à Cuzco. Vous pouvez faire laver votre linge, pendant que vous vous renseignez sur votre prochain trek. Vous pouvez acheter votre pain , tout en surfant sur le net ou en rafraîchissant votre coupe de cheveux. Et ne vous étonnez pas de trouver un berceau au milieu d'un magasin, les enfants non-scolarisés tiennent souvent compagnie à leurs parents.


Et malgré cette vitrine à touristes dont nous faisons indéniablement parties, mais qui peut quelquefois agacer, il suffit de prendre le temps de discuter avec les personnes qui croisent notre chemin pour goûter aux réelles saveurs péruviennes.


mardi 19 octobre 2010

Trek dans le Canyon de Colca

L’autre côté attractif de la région d'Arequipa est l'important Canyon de Colca, localisé dans la Province de Caylloma, d’une longueur de plus de 100 km. Il est le deuxième canyon le plus profond au monde avec un dénivelé de 2300 mètres. Y faire une excursion nous paraissait donc indispensable. Ainsi, nous sommes parties à sa découverte, en trek pendant 3 jours...


Jour 1 :
Départ à 3h du matin (dur dur la vie de voyageurs) ! 3h de route nous attendent avant de rejoindre le village de Chivay à 3600 mètres d'altitude. Pas vraiment le temps de le visiter, nous nous y arrêtons seulement pour prendre notre petit-déjeuner avant de reprendre le bus pour 1h30. Bus qui nous mènera au mirador de la Cruz del Condor afin d'admirer... les condors bien sûr ! Malheureusement, nous n'en apercevrons que deux et d'assez loin, peut-être à cause de l'amas de touristes qui s'y trouve (plusieurs dizaines de cars!). Les Incas vénéraient le condor des Andes. Pour eux, il était un animal mythique, à qui ils vouaient respect et admiration. Pouvant atteindre plus de 3 mètres de large en déployant ses ailes et peser jusqu'à 12 kgs, il reste le plus gros oiseau volant !


Remontée dans le bus pour cette fois atteindre le village de Cabanaconde où nous devons commencer notre trek. Guidées par Pablo, nous amorçons la descente du canyon avec notre petit groupe de 8 personnes. Le paysage est à couper le souffle... tout comme l'altitude, car dans l'effort, nous avons l'impression de ne posséder plus que la moitié de la capacité de notre cage thoracique ! 1200 mètres de dénivelé plus tard, nous arrivons bien contentes au village de San Juan de Chuccho pour passer notre première nuit.


La communauté qui y vit a installé des chambres afin d'accueillir des randonneurs. Ce fut l'occasion pour nous de découvrir leur mode de vie autour de la préparation du repas du soir. Le canyon vivait autrefois uniquement de l'agriculture mais aujourd'hui, une grande partie de son économie vient du tourisme. Il y a 3 ans, les villages n'avaient toujours pas l'électricité. Les installations d'accueil sont donc sans grande prétention ce qui permet de conserver les charmes des lieux, loin de l'abondance de la culture de masse.




Jour 2 :
Après la descente, une petite remontée nous attendait (500 mètres de dénivelé) dès le réveil pour rejoindre le village de Tapay. Cette fois-ci, le mal des montagnes nous a mis vraiment à l'épreuve : mal de tête pour l'une et difficultés respiratoires pour l'autre. Nous pensons alors au lendemain, où nous devrons remonter toute la descente de la veille. Nous penchons déjà pour un retour en mule ! Heureusement, au bout d'une heure, nous avons vaincu la montagne et la traversée des villages est une belle récompense. Nous découvrons encore un peu plus les traditions et les réalités quotidiennes de la vie dans le canyon. Etant ravitaillés uniquement à dos de mules, les habitants ne peuvent pas par exemple posséder un simple réfrigérateur. Ils ont donc recours à des techniques artisanales pour la conservation des aliments.


12h : nous arrivons (avec joie encore une fois) à l'Oasis San Galle, qui semble être aménagé uniquement pour les touristes. Nous avons l'impression de nous retrouver d'un coup dans un Club Med avec piscine et petites cabanes pour logement. Malheureusement, en y regardant de plus près (plus les heures passant) nous avons la désagréable surprise de constater la saleté de nos collègues trekers : beaucoup de détritus jonchent le sol... Alors même si depuis notre arrivée nous sommes surprises par le manque de conscience écologique des péruviens, nous sommes grandement déçues de voir que les touristes participent également et grandement à la dégradation des espaces naturels au Pérou.

Jour 3 :
Dernier jour du trek: avec quelques autres, nous décidons de laisser soin aux mules et non à nos jambettes de nous remonter jusqu'au village de Cabanaconde. Même si nous sommes un peu déçues de ne pas avoir la satisfaction d'avoir accompli tout ce trek par nous-mêmes, nous pouvons profiter pleinement du lever du soleil sur nos mules (puisque nous avons commencé l'ascension à 5h), moyen de transport que nous n'aurons probablement plus jamais l'occasion de prendre! Mais ne croyez pas que cela était de tout repos pour autant, la remontée était toute aussi sportive! Il fallait bien s'accrocher et même si nous pouvions admirer le paysage, pas question de se lâcher d'une main, ne serait-ce que pour prendre une photo... Les arrêts de nos mules à deux centimètres du précipice nous ont valu des petites peurs !


Nous garderons un souvenir inoubliables de ce trek avec ses paysages magnifiques et des rencontres toujours très enrichissantes. Encore une occasion aussi de constater qu'il y a beaucoup de voyageurs longue durée dans ce monde provenant de tout horizon. Nous avons même été surprises de voir le nombre de filles voyageant seules. Qu'il est agréable de faire partie de cette communauté de voyageur!


Alpacas

lundi 18 octobre 2010

Pourquoi un tel voyage ?

Arequipa, Plaza de Armas



















L'Amérique latine est vaste et beaucoup d'endroit nous font rêver ! Nous avons mis pas mal de temps avant de définir un itinéraire qui convient à notre petit budget et nos envies.

Nous avons toutes deux connu des expériences de longs séjours à l’étranger mais cette fois-ci, nous souhaitions découvrir d’autres modes de vie, de pensées, des sphères culturelles différentes de celles que nous avons explorées auparavant, loin de nos habitudes occidentales.

Ce voyage est guidé par nos envies de rencontres, notre soif de découvertes culturelles et sociales, notre volonté de prendre conscience de ce qui nous entoure et de découvrir de nos propres yeux notre belle planète.

Pour cela, notre voyage est constitué d'une partie tourisme-routard mais également d'une partie de bénévolat dans les associations que nous rencontrerons. Nous comptons rester plus longtemps dans la région de Cordoba en Argentine pour nous investir dans une mission précise.

Nous voyons notre voyage comme un enrichissement personnel qui constituera un plus dans nos vies professionnelles à venir. Nous sommes en continuelle recherche d'éléments constitutifs et marqueurs des cultures locales, voir comment elles évoluent face à la culture de masse et l’effet du tourisme. Nous portons toutes les deux un intérêt certain à la continuité et à la multiplicité des pratiques culturelles locales.

Nous comptons donc vous faire partager toutes nos découverte à travers ce blog et à notre retour !




Arequipa, la Ville Blanche

Plaza de Armas
Les 16h de bus reliant Lima à Arequipa sont passées comme de rien. Nous n'avions jamais vu un bus aussi confortable de notre vie : sièges complètement inclinables, oreillers, couvertures, films et... paysages magnifiques! Nous n'avons donc pas décrochés nos yeux de la fenêtre jusqu'au coucher du soleil soit 17h30 ! Eh oui, le soleil se couche et se lève tôt (vers 5h).

Dès notre arrivée, nous sommes littéralement boostées par la température et le soleil qui nous manquait tant à Lima. Une fois dans le taxi qui nous mène au centre d'Arequipa, nous nous sentons au cœur de l'Amérique latine! Nous trouvons un hôtel en moins de 10 minutes grâce à notre "Guide du routard" et aux conseils du chauffeur de taxi. Cela nous laissera le temps au cours de la journée de visiter le Monastère de Santa Catalina, le plus grand couvent au monde, véritable ville dans la ville, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, autant dire qu'il méritait d'être vu !


le Monastère de Santa Catalina



le Monastère de Santa Catalina

Nous sommes assez rapidement tombées sous le charme de la Ville Blanche, plus propre, plus ensoleillée et plus agréable à vivre que Lima. Elle se situe sur les hauteurs de la Cordillère Occidentale des Andes à une altitude de 2.350 mètres. Son nom de “Ville Blanche” provient de la pierre volcanique (sillar), avec laquelle sont construites les maisons et édifices publics de la ville. Arequipa est encerclée par trois volcans: le Misti (5.822 m.), le Chachani (6.075 m.) et le Pichu Pichu (5.664 m.) qui contribuent fortement à son charme.