jeudi 23 décembre 2010

Joyeux Noël


Nous vous souhaitons à toutes et à tous :


"Una Feliz Navidad"

Découverte de la région de Cordoba


La sierra cordobaise, ses rivières et ses vallées, est un site de villégiature bien connu des argentins. Nous profitons alors de nos moments de libre pour partir à la rencontre de ces lieux de tranquillité échappant ainsi à la folie urbaine le temps d'une journée.

Alta Gracia

Une des personnalités argentines les plus connues au monde est sans nul doute Ernesto Guevara de la Serna. Le futur "Che"a vécu et étudié à Cordoba mais a passé l'essentiel de son enfance à Alta Gracia, une ville située à une trentaine de kilomètres de là. Les parents d'Ernestito avaient décidé de s'installer dans cette bourgade pour l'air sec des montagnes espérant ainsi soulager leur enfant asthmatique.


Sa maison d'enfance, la Villa Nydia, lui est aujourd'hui consacrée, remémorant ses jeunes années, ses voyages initiatiques au cœur de l'Amérique Latine, sa conscientisation politique, ses guerillas jusqu'à sa mort dans la campagne bolivienne.




Jesús María

C'est à la fin du 16ème siècle que ce sont installés les premiers jésuites dans la région de Cordoba. Ils y construisirent 6 fermes (estancias) où leurs activités agricoles et viticoles leur permirent d'assurer l'autonomie de la communauté. Comme l'une des tâches propre à la Compagnie de Jésus est celle de l'Education, les ressources des Estancias de la région servirent à financer le Colegio Máximo, ancêtre de l'actuelle Université de Cordoba.


L'Estancia Jesuitíca de Jesús María abrite un musée retraçant son histoire et celle de la commuanuté. Elle était comme les 5 autres fermes un lieu stratégique où faisaient halte les personnalités liées à la colonisation et au commerce entre le Haut Pérou et la région de Buenos Aires.


Carlos Paz

A 45 minutes de Cordoba, cette petite ville constitue un refuge pour ceux qui souhaitent fuir la chaleur urbaine. Qu'il est agréable de se rafraîchir à l'ombre des arbres ou de lézarder au soleil étendues sur un rocher émergé!

Installation à Cordoba

Après deux mois de voyage, nous souhaitions nous "poser" pour nos dernières semaines en Amérique Latine, dans un endroit qui nous permettrait de nous investir dans une mission bénévole et nous proposerait une vie culturelle et nocturne animée.
Nos objectifs : transformer notre temps libre en une expérience bénéfique pour nos ambitions professionnelles, progresser en espagnol grâce à l'immersion, profiter du soleil et d'un semblant de vacances estivales avant notre rentrée en France.

Notre choix s'est donc portée sur Cordoba, première cité universitaire d'Argentine, située au centre du pays et sur le chemin qui nous mènera à Buenos Aires. Avec 1,3millions d'habitants, elle est la seconde ville du pays. Toutefois cette métropole ne présente pas le charme de bien des villes que nous avons traversé. L'architecture coloniale y passe inaperçue au milieu des tours, mais le sens de l'accueil et la convivialité de ses habitants rachètent la discrétion de ses richesses historiques. Quand la chaleur devient moins étouffante, les cordobais apprécient alors de se retrouver en dégustant un maté sur les places ou une bière sur les terrasses.

Le maté est une boisson infusée à base de la plante"yerba maté" qui se boit dans une petite calebasse à l'aide d'une sorte de paille métallique.


La ville choisie préalablement avait sans nul doute de quoi satisfaire nos attentes. Dès notre premier jour, nous trouvions une chambre à louer dans une colocation de 11 personnes, majoritairement étudiants à la fameuse Université Nationale de Cordoba. La suite a toutefois coincée. En dehors, du shopping par obligation, devenue une vraie corvée pour retrouver un semblant de féminité et un peu de légèreté, c'est durant presque deux semaines que nous avons désespérément rechercher une mission bénévole: nos pré-recherches avaient été vaines, les associations accueillant le plus souvent des volontaires pour une durée d'au moins trois mois. Nous pensions que sur place, ce serait plus facile. Mais nous avions omis un détail: la période de noël se conjugue ici aux vacances d'été, provoquant le ralentissement des activités organisées voire leur suspension.

Nous avons parcouru les rues encore et encore, frappant aux portes à la recherche de la moindre occupation. Finalement au bout de deux semaines, nous avons pu intervenir à l'hôpital des enfants, 4h par jour, du lundi ou jeudi. Nous passons notre temps à jouer avec les enfants, à discuter avec eux et leurs parents, avant d'aller boire le thé avec les autres bénévoles.

Parc Sarmiento
Voilà qui nous a permis de faire quelques rencontre, notamment une jeune volontaire qui nous a invité à passer les fêtes de fin d'année avec sa famille et ses amis. Notre espagnol s'améliore, notre peau se colore et nous partageons davantage la culture argentine. Objectifs atteints.



dimanche 19 décembre 2010

Cafayate et sa Quebrada

Entre Salta et Tucumán, la région de Cafayate est réputée pour ses vignobles et ses bodegas et se présente comme le second centre de production de vins du pays après Mendoza. La petite ville respire une ambiance de vacances avec ses vélos partout, son charme colonial et ses caves à vins ouvertes au public. La Quebrada de las Conchas ou Quebrada de Cafayate est une vallée très connue pour ses paysages, façonnées par l'eau et le vent au fil des siècles.

Pour partir à sa découverte, nous louons des vélos que nous mettons dans un bus qui nous déposera à 47 km de Cafayate, à la Gargantua del Diablo (Gorge du Diable). De ce kilomètre 47 commence alors la randonnée en vélo. Nous amorçons notre descente (car heureusement pour nous les 47 kilomètres annoncés sont majoritairement en descente) doucement puisque 1 kilomètre plus loin, au kilomètre 46, on s'arrête déjà sur un site appellé l'Anfiteatro, tout aussi spectaculaire que le premier.


Maintenant les choses sérieuses commencent, le prochain site se trouve au kilomètre 34 soit à 12 kilomètres de là. Mais au bout de 10 kilomètres, Sabine crève (délibéremment ?) avec une épine de cactus. Quoi de plus pittoresque, n'est ce pas ?! Mais maintenant, on est bien embêté avec nos vélos pour continuer notre randonnée et retourner à Cafayate. On décide donc de continuer à pied sous un soleil de plomb pour profiter encore du paysage puis, on avisera pour rentrer à Cafayate quand la fatigue (ou la nuit) pointera son nez.

Nous arrivons au kilomètre 34 au site qui se nomme El Sapo. On doit y voir là une forme de crapaud dans le rocher sculpté par l'érosion, ce qui est le cas mais ne mérite pas plus d'attention à nos yeux en comparaison des paysages alentours.





Kilomètre 33, le site El Fraile est sous nos yeux, pourtant, on ne parvient pas à savoir ce qu'on est vraiment censé y voir... De toute façon, la faim se fait sentir donc c'est le moment d'entamer une première phase de stop pour avancer un peu plus vite. Évidemment, c'est le moment où plus aucune voiture ne passe sur la route! Finalement, 20 petites minutes plus tard, on monte à bord d'une camionnette Correo (La Poste) pour quelques kilomètres de facilité. Nous remettrons le pouce en l'air à la borne "20" où nous finirons à l'arrière d'un pick-up, les cheveux au vent.

De retour a Cafayate, on n'a pas jeté l'éponge avec les vélos. Vu l'heure, il est encore possible d'en profiter, on retourne donc à la location pour échanger le vélo de Sabine et on est reparti ! Dans les alentours du village se trouvent beaucoup de bodegas à visiter et nous pouvons aussi aller nous baigner au Rio Colorado à 6 kilomètres de là.

Cette fois-ci, ca ne sera pas le vélo qui nous fera défaut mais nos jambes et notre sens de l'orientation. Impossible de trouver cette Bodega où nous pensions nous faire une bonne dégustation des vins argentins, sans compter que le faux-plat sur un espèce de chemin en sable nous ralentit sérieusement. Vu l'heure qui tourne, même si on trouve cette Bodega, elle va fermer donc autant aller se consoler directement au Rio Colorado.

Seulement, nouvelle déception, quand on voit enfin le bout du chemin et l'accès au Rio, on constate qu'il faut encore monter une montagne pendant 2h à pied... Cette fois, on abandonne ! On aura jamais le temps de monter et redescendre avant la nuit donc on trempera juste nos pieds dans le début de la rivière à quelques dizaines de mètre de l'entrée !

samedi 18 décembre 2010

Salta, la linda

Notre première découverte argentine fût la ville de Salta, située au nord-est du pays, dans la Valle de Lerma. Une destination qui nous rappela alors étrangement un monde familier: des supermarchés, des magasins ouverts aux heures affichées, l'eau potable, des blancs, des blondes, un réseau de bus interurbain...

Retrouvant des normes et un mode de vie à l'européenne, on constate que l'Argentine est un pays davantage organisé et que le fonctionnement informel qui régnait au Pérou, et surtout en Bolivie, est loin derrière nous. Et puis, en quittant l'Altiplano ( et en retrouvant une aisance respiratoire), les températures se sont réchauffées et pour nous, c'est l'été qui commence!


Nous nous sommes alors promenées dans les rues de cette charmante ville de 460 00 habitants admirant ses vestiges coloniaux précieusement conservés. Le mirador de Cerro San Bernardo nous a offert un agréable moment de fraîcheur et un panorama imprenable sur la ville.


Mais la principale attraction de Salta reste sans conteste le Museo de Arqueologie de Alta Montaña. Ce musée s'intéresse tout particulièrement au caractère sacré de la culture inca. Dans cette même région, au sommet du volcan Llullaico qui culmine à 6739 mètres d'altitude, en 1999, trois momies d'enfants ont été retrouvées dans un puits de glace, parfaitement conservées par le froid et l'air sec des montagnes.

Il y 500 ans, ces enfants auraient été envoyés à Cuzco, la capitale du royaume, et, au cours d'une célébration religieuse, se seraient vu conférer un caractère sacré, au contact de l'Inca. De retour dans leur village, ils furent sacrifiés lors de la cérémonie de la Capacocha : drogués, ils ont été conduits au sommet de la montagne et enterrés vivants dans ce puits de glace. Inconscients, la mort par hypothermie les aurait pris en quelques heures.

Dans ce musée, on découvre donc les objets qui ont accompagné les enfants dans l'au-delà et les trois momies, exposées à tour de rôle tous les six mois afin de préserver leur conservation : "El niño", âgé de 6 ans, retrouvé roulé en boule au fond du puits, "la Doncella", une jeune fille de 15 ans , et "la niña del rayo", qui doit son surnom, à la trace que la foudre lui a laissé sur le visage.


La niña del rayo

samedi 11 décembre 2010

Mésaventures routières

Uyuni 1h30 du matin.

Nous approchons de la gare routière, emmitouflées dans nos anoraks, luttant contre un froid glacial. Un homme, dans une grande cape de pluie, se promène dans le noir; au loin, un chien hurle à la mort. Uyuni conservera jusqu'au dernier instant cette atmosphère "apocalyptique".

Notre train en partance pour Villazón (ville frontière avec l'Argentine) doit mettre les voiles dans un peu plus d'une heure. Nous attendons alors dans la gare, patiemment. L'attente, on commence à en connaître le goût. Depuis, 10h30 que nous avons rendu les clefs de notre chambre et que nous regardons notre montre tourner, lisant et jouant aux cartes.

Une histoire malchanceuse avec une agence de voyage, auprès de laquelle  nous avions acheté nos billets de train, vexée comme un pou que nous ne soyons pas parties avec elle en excursion dans le Salar, nous a valu de ne récupérer que des billets de troisième classe. Non, pas que nous voulions faire nos petites bourgeoise, mais pour 10 bolivianos supplémentaires (soit 1euro), nous avions apparemment accès à un service bien plus confortable. Et lorsqu'on peut ménager notre sommeil, nous n'hésitons pas. Surtout que le voyage s'annonce assez long, après les 15h d'attente à Uyuni : 9h de train nous sépare de Villazón, où nous devons traverser la frontière et rejoindre La Quiaca, en Argentine ; de là, nous prendrons un bus pour Salta, où nous prévoyons d'arriver vers 23h.

Nous avons donc l'occasion de découvrir comment voyagent la majorité des boliviens puisque nous sommes bien les seules à ne pas faire couleur locale dans ce compartiment, accompagnées uniquement d'un jeune israélien. L'expérience n'est pas vaine: wagon poussiéreux, sol revêtu de détritus, sièges à l'assise plus que rigide où trois personnes doivent prendre place (alors qu'ils ne peuvent techniquement qu'en accueillir 2,5 voire 2), odeurs locales et festivals de tradition. Les mamas, chargées comme des mules, s'emmitouflent dans leur couverture afin de passer la nuit, des petites vieilles déboussolées tiennent des discours dans une langue indéchiffrable et les enfants chahutent joyeusement. Nous réussissons tout de même à dormir par à-coups jusqu'au lendemain 13h, admirant un paysage plus verdoyant que ceux des hauteurs andines.

Arrivées à Villazon, nous filons tout droit vers la frontière. 1h30 d'attente et enfin, nous avons nos petits tampons dans nos passeports pour nous rendre en Argentine!! A l'autogare de La Quiaca, nous prenons notre billet pour Salta. Il est 14h40 et le départ du prochain bus est annoncé à 16h30, nous avons donc le temps de soulager nos petits estomacs affamés et de prendre place dans un restaurant de l'autre côté de la rue.

L'Argentine, nation du Che Guevara

Attablées, nous commandons un poulet-frites et replongeons nos nez dans nos guides quand, subitement, nous prenons conscience que l'Argentine n'est pas sur le même fuseau horaire que la Bolivie: il est 16h10 et non 15h10! Après avoir expliqué la situation à la serveuse et attendu la fin de cuisson de nos poulets, nous embarquons notre déjeuner et filons à l'autogare avec quelques minutes d'avance.

Six à sept heures de trajet nous sépare alors de Salta et seul un arrêt de 15mn était annoncé à Jujuy. Mais nous commençons à avoir l'habitude, la conception latino-américaine du mot "direct" semble quelque peu différente de la conception européenne. Vers 18h, alors qu'on fait une halte dans une petite ville pour prendre quelques passagers, nous en profitons pour nous repoudrer le nez. Mais en sortant des toilettes, nous apercevons soudainement le bus mettre les voiles et nous avons juste le temps de le stopper et de remonter à bord. Au cours des arrêts, nous ne serons toutefois pas les seules à expérimenter cet abandon.

Nous somnolons durant le reste du voyage, interrompues par la gendarmerie nationale qui, en tant que douane volante, inspecte tous les paquets de jouets et autres ustensiles que les argentines ramènent apparemment de Bolivie et destinés à la revente. Mais toujours en quantité suffisante pour agacer les gendarmes et pour éviter la confiscation de la marchandise.

A 21h, après avoir dépassé Jujuy, on s'attend à arriver d'ici deux heures à Salta. Mais voilà qu'on s'arrête encore une fois, le bus se vidant jusqu'à ce qu'il ne reste plus que nous à l'intérieur! Le chauffeur nous somme alors de descendre car : "c'est le terminus!". Naïvement, nous demandons: "on est à Salta?"; et le chauffeur, pressé, nous répond : "Non, à Perigo. Pour Salta, il fallait descendre à Jujuy". Ah ben, c'est gentil de nous le dire seulement maintenant!!!!

Maudissant le guichetier de La Quiaca, nous récupérons nos sacs et filons nous plaindre au comptoir de la compagnie. Là, une jeune fille réfléchit à une solution possible : elle nous rembourse nos billets et nous propose de reprendre un bus à 2h du matin depuis Perigo et "direct" jusqu'à Salta. Malgré les 3heures d'attente, c'est le meilleur compromis. Puis, ce n'est pas luttant contre un vent glacial que nous devrons nous passer le temps, mais par une charmante soirée estivale : bienvenue en Argentine! De quoi adoucir ces désagréments routiers!

Nous nous installons à la table d'un kiosque, buvant du thé et jouant aux cartes jusqu'à l'heure de départ annoncé, retardé par la suite encore d'une heure et demie. Mais après 2h de voyage et une fouille supplémentaire par la gendarmerie, nous arrivons enfin à Salta au petit matin.

Ni une, ni deux, nous sautons dans un taxi qui nous dépose dans un hôtel abordable repéré dans le "Lonely planet" et nous nous écroulons dans nos lits où nous nous abandonnons aux douces joies du sommeil.
Salta

Le Salar et le Sud-Lipez


Uyuni
Voici certainement l'excursion la plus incroyable au niveau des paysages que nous ayons faite : le Désert de sel et le Sud-Lipez dans le sud-ouest de la Bolivie. C'est ici que la Bolivie renferme toute sa diversité et ses trésors naturels.


Nous embarquons dans une jeep d'une des 90 agences d'Uyuni. Ce village fantômatique comptent effectivement plus d'agences que d'habitants ! A bord, un couple de belge bien sympathique voyageant 1 an durant avec leur petite fille de 5 ans ne manque pas d'attirer nos questions. Encore une fois, on constate que la communauté des voyageurs "sac à dos" est grande et diversifiée.

Première halte dès le premier kilomètre dans le Cimetière de trains. Drôle d'endroit façonné par les hommes, où reposent depuis 150 ans, les premiers trains boliviens, comme des baleines échouées sur une plage de sable. L'occasion parfaite pour y faire notre trentième shooting photo! 

On continue avec l'exploitation de sel de Colchani: une production annuelle d'environ 25 000 tonnes ne risque pas d'épuiser les 10 milliards de tonnes estimées du gisement. C'est vraiment impressionnant, ce blanc à perte de vue, semblable à une surface enneigée ou à un grand lac glacé...Nous déjeunons sur une table en sel au milieu du désert de sel, à côté d'un hôtel de sel, assises sur des chaises en sel avec des verres en... plastique remplies de Coca-Cola ! 




La Isla del Pescado
Après la visite rapide de l'exploitation de sel de Colchani, nous arrivons dans le Salar, cette étendue de sel, vestige d'un lac d'eau de mer asséché, située à 3 700 mètres d'altitude. Avec une superficie de 12 500 km², il est le plus vaste désert de sel du monde et représente un tiers des réserves de lithium exploitable de la planète. Sa formation remonte à 40 000 ans où l'étendue d'eau salée était une partie du Lago Minchin, un lac préhistorique géant. En s'asséchant, il laissa derrière lui deux petits lacs encore visibles, le Lago Poopo et le Lago Uru Uru et deux grands déserts de sel, le Salar de Coipasa et le gigantesque Salar d'Uyuni. Au milieu de ce désert de sel repose une oasis dépourvue d'eau. La Isla del Pescado (île du poisson), où poussent des cactus géants, est nommée ainsi en raison de sa forme. Un petite marche de 30 minutes pour arriver au "sommet de l’île", et nous avons un point de vue formidable sur toute cette étendue de sel. 




Le soir, nous dormons dans un hôtel construit entièrement en sel, étrangement situé dans un désert de terre, à côté du désert de sel. Les murs, le sol, les lits, les tables, les chaises, tout est taillé dans le sel... amusant ! Parfait également pour saler la bouffe du soir, y'a qu'à se baisser ! Nous y aurons tout le confort nécessaire dont des douches avec eau chaude (c'est si rare). Nous ne pouvons décidément pas échapper à certains complexes touristiques qui sont sans aucun doute des aberrations dans ce paysage.

Le lendemain, nous repartons dans notre jeep qui est devenue notre maison. En effet, on passe beaucoup de temps à rouler pour s'arrêter seulement quelques dizaines de minutes sur les sites. Nous regrettons d'ailleurs que notre chauffeur censé être le guide de cette excursion ne soit pas plus loquace car nous n'apprendrons pas beaucoup de choses grâce à lui ! Et avoir une collection de photos de tous les sites n'était pas vraiment un but... Mais heureusement, le bon guide du routard est toujours avec nous !!! Nous commencerons la journée par observer un volcan actif à la frontière du Chili : le Volcan Ollagüe. Si, si, il y avait bien de la fumée pour de vrai qui en sortait, regardez bien...

le Volcan Ollagüe


Toute la journée, nous continuons notre envolée dans le désert en parcourant la série des lagunes peuplées de flamants roses: Laguna Hedionda, Laguna Cañapa, Laguna Chiarkota, Laguna Honda... Toutes avec des couleurs rouges, bleues, vertes impressionnantes, en fonction des microorganisme qui y vivent et du vent qui agite la surface. Par contre, on commence réellement à souffrir du vent, qui est littéralement glacial !! En fin de journée, nous arrivons à la plus grande et célèbre lagune, la Laguna Colorada, située dans la réserve nationale de faune andine Eduarda Abaroa. Nous passerons la nuit au bord de la lagune dans un hôtel sommaire où le chauffage n'existe pas! Nous prenons nos gants, pulls en laine et autres vêtements couvrants pour pouvoir admirer la lagune au coucher du soleil. La coloration rouge de ses eaux est due à des sédiments de couleur rouge et aux pigments de certains types d'algues qui y vivent. Les tons de l'eau vont des nuances marron jusqu'aux rouges intenses. C'est aussi le lieu de reproduction pour les flamants des Andes (flamants roses).
La Laguna Colorada
Le lendemain, départ à 4h30 et on se gèle toujours sévère mais il faut bien, pour voir la beauté des souffles de vapeurs venus de la terre : les fameux geysers (à près de 5000 mètres d'altitude). Ensuite, nous arriverons à 7h aux thermes naturelles, l'heure parfaite pour prendre un petit bain au lever du soleil !!!Avant de lâcher deux françaises de notre jeep à la frontière du Chili, nous nous arrêtons dans la dernière lagune, la Laguna Verde (lagune verte), dominée par le volcan Licancabùr. Sa couleur verte provient d'une forte concentration en magnésium. Pour la petite histoire, ce serait l'endroit du monde le plus photographié par le National Geographic.


Pour le retour à Uyuni, on passe de champs de pierres volcaniques sculptées aux déserts de sable peuplés de vigognes sauvages, du fameux "arbre de pierre" dans le Desierto de Siloli au désert de Salvador Dali.


la Laguna Verde