Après un séjour à La Paz, notre itinéraire nous conduisait à Potosi. Nous avions acheté notre billet à l'avance et nous nous sommes rendu le jeudi 11 novembre à l'autogare prendre notre bus de nuit. Mais qu'apprenons-nous à une demi heure du départ? Tous les voyages en direction de Potosi et Sucre sont annulés en raison de blocus routiers. Il faut savoir que le réseau routier en Bolivie ne propose pas 36 solutions pour se rendre d'un point A à un point B. Tous les chemins ne mènent finalement pas à Rome et ne sont pas toujours empruntables.
Pourquoi ces blocus? Quelques heures auparavant, on apprenait dans notre guide du routard que ceux-ci pouvaient être fréquents, surtout dans la région de Potosi, où les habitants manifestent régulièrement leur mécontentement vis à vis du gouvernement à qui il est demandé la nationalisation des mines. Pas de bol! On a eu beau acheté le journal ce jour là, nous n'avons pas eu vent de ces blocus, et nous ne serons pas les seules.
Ces blocus avaient apparemment pris leur source dans l'absence remarquée du Président Morales, ou de l'un de ses représentants, à la célébration du bicentenaire de la ville de Potosi. Toutefois, celui-ci avait un argument valable puisqu'il s'est fait opérer du genou le samedi précédent et était en convalescence dans sa ville d'origine Cochabamba. Cela tombe bien! Nous décidons justement de nous y rendre au lieu de rester à attendre à La Paz sans savoir encore combien de jours. Nous passerons deux jours à Cochabamba, à lire, écrire et déguster des glaces par plus de 30 degrés (le bronzage commence à venir!).
Le samedi 13, les blocus sont levés et nous pouvons rejoindre Potosi, perché à 4070 mètres d'altitude. Cette ville connût son âge d'or au 17ème siècle et inondait alors l'Europe des matériaux les plus précieux. Aujourd'hui, il semblerait qu'elle ne soit plus que l'ombre d'elle même. Les mines, qui ont fait sa plus grande fortune, sont devenues son plus grand malheur. A l'heure actuelle, on y exploite encore le zinc et le plomb, unique gagne-pain des gens de la région, exposant alors leurs poumons à la silicose et à une mort prématurée. L'architecture coloniale constitue les seules richesses qui lui restent.
Malheureusement, la situation de Potosi nous ne la connaîtrons que dans les livres. Nous apercevrons juste ses jolies ruelles, ses couvents et ses églises, la maladie laissant à cette destination un léger goût amer.
De nouveau sur pied, nous nous dirigeons cette fois à Uyuni. Voyage de six heures à travers la pampa, sur une route non-revêtue, et un nombre incalculable de secousses qui ont failli plus d'une fois nous envoyer la tête dans le plafond, acompagnées alors de spontanés éclats de rire! Laissez tomber Europapark, les routes boliviennes vous assureront de fortes sensations!
Autre aventures pittoresque: les arrêts pipi. Au premier stop, dans un petit village perdu, on nous dit gentiment qu'il n'y a pas de toilettes et que la pampa est à notre disposition. Mais on n'y joue pas aussi facilement à cache-cache que dans nos forêts franc-comtoises (dans ces moments là, on rêverait presque d'être un homme)! Toutefois, une mama nous explique, dans un langage à moitié perceptible, qu'il y a des toilettes un peu plus loin. Nous marchons dans la direction indiquée mais rien ne semble s'apparenter à des toilettes, quand, au tournant d'une petite cabane sans toit ni porte nous découvrons un trône asséché. A la vue de ces charmantes commodités, nous décidons d'attendre le prochain arrêt. Mais encore une fois, pas de lieu d'aisance. Nous finirons par trouver refuge derrière un muret!
Aux environs d'Uyuni, la pampa céda la place à un gigantesque champ de sacs plastiques qui nous évoqua alors une sorte de performance artistique contemporaine. L'entrée dans la ville nous laissa également une forte impression. Nous nous sentions alors comme deux héroïnes d'un film de science-fiction américain, pénétrant dans cette ville déserte, ou seuls s'accrochaient quelques survivants d'une horrible catastrophe épidémique.
Autre aventures pittoresque: les arrêts pipi. Au premier stop, dans un petit village perdu, on nous dit gentiment qu'il n'y a pas de toilettes et que la pampa est à notre disposition. Mais on n'y joue pas aussi facilement à cache-cache que dans nos forêts franc-comtoises (dans ces moments là, on rêverait presque d'être un homme)! Toutefois, une mama nous explique, dans un langage à moitié perceptible, qu'il y a des toilettes un peu plus loin. Nous marchons dans la direction indiquée mais rien ne semble s'apparenter à des toilettes, quand, au tournant d'une petite cabane sans toit ni porte nous découvrons un trône asséché. A la vue de ces charmantes commodités, nous décidons d'attendre le prochain arrêt. Mais encore une fois, pas de lieu d'aisance. Nous finirons par trouver refuge derrière un muret!
Aux environs d'Uyuni, la pampa céda la place à un gigantesque champ de sacs plastiques qui nous évoqua alors une sorte de performance artistique contemporaine. L'entrée dans la ville nous laissa également une forte impression. Nous nous sentions alors comme deux héroïnes d'un film de science-fiction américain, pénétrant dans cette ville déserte, ou seuls s'accrochaient quelques survivants d'une horrible catastrophe épidémique.
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