vendredi 31 décembre 2010

BONNE ANNÉE


Nous vous souhaitons à toutes et à tous bonheur et réussite pour l'année 2011

mercredi 29 décembre 2010

Notre nouvel ami Pepo

Lors de notre petit séjour dans la famille de Gabriela, nous avons craqué pour Pepo, un nouvel ami plutôt insolite pour les franc-comtoises que nous sommes.

Noël argentin

Fêter Noël en Argentine n'a rien de comparable à l'ambiance hivernale dans laquelle nous avons l'habitude de passer les fêtes de fin d'année en France. Les symboles de froid tels les sapins, le Papa Noël, le houx perdent tout leur sens dans cette chaleur estivale. Nous avons pu constater toutefois que les valeurs du catholicisme sont davantage présentes même si les traditions païennes ont-elles aussi fait leur place. Le Père Noël vient d'ailleurs récompenser les enfants sages seulement depuis une dizaine d'année ici, remplaçant ainsi le petit Jésus.

Il est coutume de passer le réveillon et le jour de Noël en famille comme chez nous, mais la fête se déroule quelque peu différemment. Pas autant de chichi qu'en France, il fait bien trop chaud pour se mettre sur son 31. Pas de foie gras ou de saumon fumé. A la place, on déguste plutôt des viandes "asadas", grillées au barbecue.


A minuit, le voisinage tire des feux d'artifice, dignes (voire plus) de ceux organisés par nos communes lors du 14 juillet. Et alors que tout le monde admire le spectacle depuis son jardin, le Papa Noël en profite pour s'introduire dans les maisons et déposer les cadeaux au pied du sapin. Mais pas une montagne de présents comme nous avons l'habitude de voir dans nos salons, chacun reçoit un modeste cadeau de la part des différents invités.



Après le déssert et un dernier toast, les plus jeunes s'en vont danser dans une "boliche", une boîte de nuit organisée en plein air, similaire à nos bals de campagne mais en beaucoup plus "classe". En effet, les argentines ne lésinent pas quand il s'agit de sortir faire la fête et on se croirait tout simplement en plein défilé de mode.




Si nous avons eu l'occasion de partager ces traditions, c'est grâce à Gabriela, une volontaire que nous avons rencontré à l'Hôpital des enfants et qui nous a fait l'honneur de nous accueillir à sa table. Dans une ambiance aussi estivale, nous n'avons donc pas eu la nostalgie des fêtes en se sachant loin de notre famille, et nous avons été heureuses de découvrir comment se célébrait la "Navidad" en Argentine.

jeudi 23 décembre 2010

Joyeux Noël


Nous vous souhaitons à toutes et à tous :


"Una Feliz Navidad"

Découverte de la région de Cordoba


La sierra cordobaise, ses rivières et ses vallées, est un site de villégiature bien connu des argentins. Nous profitons alors de nos moments de libre pour partir à la rencontre de ces lieux de tranquillité échappant ainsi à la folie urbaine le temps d'une journée.

Alta Gracia

Une des personnalités argentines les plus connues au monde est sans nul doute Ernesto Guevara de la Serna. Le futur "Che"a vécu et étudié à Cordoba mais a passé l'essentiel de son enfance à Alta Gracia, une ville située à une trentaine de kilomètres de là. Les parents d'Ernestito avaient décidé de s'installer dans cette bourgade pour l'air sec des montagnes espérant ainsi soulager leur enfant asthmatique.


Sa maison d'enfance, la Villa Nydia, lui est aujourd'hui consacrée, remémorant ses jeunes années, ses voyages initiatiques au cœur de l'Amérique Latine, sa conscientisation politique, ses guerillas jusqu'à sa mort dans la campagne bolivienne.




Jesús María

C'est à la fin du 16ème siècle que ce sont installés les premiers jésuites dans la région de Cordoba. Ils y construisirent 6 fermes (estancias) où leurs activités agricoles et viticoles leur permirent d'assurer l'autonomie de la communauté. Comme l'une des tâches propre à la Compagnie de Jésus est celle de l'Education, les ressources des Estancias de la région servirent à financer le Colegio Máximo, ancêtre de l'actuelle Université de Cordoba.


L'Estancia Jesuitíca de Jesús María abrite un musée retraçant son histoire et celle de la commuanuté. Elle était comme les 5 autres fermes un lieu stratégique où faisaient halte les personnalités liées à la colonisation et au commerce entre le Haut Pérou et la région de Buenos Aires.


Carlos Paz

A 45 minutes de Cordoba, cette petite ville constitue un refuge pour ceux qui souhaitent fuir la chaleur urbaine. Qu'il est agréable de se rafraîchir à l'ombre des arbres ou de lézarder au soleil étendues sur un rocher émergé!

Installation à Cordoba

Après deux mois de voyage, nous souhaitions nous "poser" pour nos dernières semaines en Amérique Latine, dans un endroit qui nous permettrait de nous investir dans une mission bénévole et nous proposerait une vie culturelle et nocturne animée.
Nos objectifs : transformer notre temps libre en une expérience bénéfique pour nos ambitions professionnelles, progresser en espagnol grâce à l'immersion, profiter du soleil et d'un semblant de vacances estivales avant notre rentrée en France.

Notre choix s'est donc portée sur Cordoba, première cité universitaire d'Argentine, située au centre du pays et sur le chemin qui nous mènera à Buenos Aires. Avec 1,3millions d'habitants, elle est la seconde ville du pays. Toutefois cette métropole ne présente pas le charme de bien des villes que nous avons traversé. L'architecture coloniale y passe inaperçue au milieu des tours, mais le sens de l'accueil et la convivialité de ses habitants rachètent la discrétion de ses richesses historiques. Quand la chaleur devient moins étouffante, les cordobais apprécient alors de se retrouver en dégustant un maté sur les places ou une bière sur les terrasses.

Le maté est une boisson infusée à base de la plante"yerba maté" qui se boit dans une petite calebasse à l'aide d'une sorte de paille métallique.


La ville choisie préalablement avait sans nul doute de quoi satisfaire nos attentes. Dès notre premier jour, nous trouvions une chambre à louer dans une colocation de 11 personnes, majoritairement étudiants à la fameuse Université Nationale de Cordoba. La suite a toutefois coincée. En dehors, du shopping par obligation, devenue une vraie corvée pour retrouver un semblant de féminité et un peu de légèreté, c'est durant presque deux semaines que nous avons désespérément rechercher une mission bénévole: nos pré-recherches avaient été vaines, les associations accueillant le plus souvent des volontaires pour une durée d'au moins trois mois. Nous pensions que sur place, ce serait plus facile. Mais nous avions omis un détail: la période de noël se conjugue ici aux vacances d'été, provoquant le ralentissement des activités organisées voire leur suspension.

Nous avons parcouru les rues encore et encore, frappant aux portes à la recherche de la moindre occupation. Finalement au bout de deux semaines, nous avons pu intervenir à l'hôpital des enfants, 4h par jour, du lundi ou jeudi. Nous passons notre temps à jouer avec les enfants, à discuter avec eux et leurs parents, avant d'aller boire le thé avec les autres bénévoles.

Parc Sarmiento
Voilà qui nous a permis de faire quelques rencontre, notamment une jeune volontaire qui nous a invité à passer les fêtes de fin d'année avec sa famille et ses amis. Notre espagnol s'améliore, notre peau se colore et nous partageons davantage la culture argentine. Objectifs atteints.



dimanche 19 décembre 2010

Cafayate et sa Quebrada

Entre Salta et Tucumán, la région de Cafayate est réputée pour ses vignobles et ses bodegas et se présente comme le second centre de production de vins du pays après Mendoza. La petite ville respire une ambiance de vacances avec ses vélos partout, son charme colonial et ses caves à vins ouvertes au public. La Quebrada de las Conchas ou Quebrada de Cafayate est une vallée très connue pour ses paysages, façonnées par l'eau et le vent au fil des siècles.

Pour partir à sa découverte, nous louons des vélos que nous mettons dans un bus qui nous déposera à 47 km de Cafayate, à la Gargantua del Diablo (Gorge du Diable). De ce kilomètre 47 commence alors la randonnée en vélo. Nous amorçons notre descente (car heureusement pour nous les 47 kilomètres annoncés sont majoritairement en descente) doucement puisque 1 kilomètre plus loin, au kilomètre 46, on s'arrête déjà sur un site appellé l'Anfiteatro, tout aussi spectaculaire que le premier.


Maintenant les choses sérieuses commencent, le prochain site se trouve au kilomètre 34 soit à 12 kilomètres de là. Mais au bout de 10 kilomètres, Sabine crève (délibéremment ?) avec une épine de cactus. Quoi de plus pittoresque, n'est ce pas ?! Mais maintenant, on est bien embêté avec nos vélos pour continuer notre randonnée et retourner à Cafayate. On décide donc de continuer à pied sous un soleil de plomb pour profiter encore du paysage puis, on avisera pour rentrer à Cafayate quand la fatigue (ou la nuit) pointera son nez.

Nous arrivons au kilomètre 34 au site qui se nomme El Sapo. On doit y voir là une forme de crapaud dans le rocher sculpté par l'érosion, ce qui est le cas mais ne mérite pas plus d'attention à nos yeux en comparaison des paysages alentours.





Kilomètre 33, le site El Fraile est sous nos yeux, pourtant, on ne parvient pas à savoir ce qu'on est vraiment censé y voir... De toute façon, la faim se fait sentir donc c'est le moment d'entamer une première phase de stop pour avancer un peu plus vite. Évidemment, c'est le moment où plus aucune voiture ne passe sur la route! Finalement, 20 petites minutes plus tard, on monte à bord d'une camionnette Correo (La Poste) pour quelques kilomètres de facilité. Nous remettrons le pouce en l'air à la borne "20" où nous finirons à l'arrière d'un pick-up, les cheveux au vent.

De retour a Cafayate, on n'a pas jeté l'éponge avec les vélos. Vu l'heure, il est encore possible d'en profiter, on retourne donc à la location pour échanger le vélo de Sabine et on est reparti ! Dans les alentours du village se trouvent beaucoup de bodegas à visiter et nous pouvons aussi aller nous baigner au Rio Colorado à 6 kilomètres de là.

Cette fois-ci, ca ne sera pas le vélo qui nous fera défaut mais nos jambes et notre sens de l'orientation. Impossible de trouver cette Bodega où nous pensions nous faire une bonne dégustation des vins argentins, sans compter que le faux-plat sur un espèce de chemin en sable nous ralentit sérieusement. Vu l'heure qui tourne, même si on trouve cette Bodega, elle va fermer donc autant aller se consoler directement au Rio Colorado.

Seulement, nouvelle déception, quand on voit enfin le bout du chemin et l'accès au Rio, on constate qu'il faut encore monter une montagne pendant 2h à pied... Cette fois, on abandonne ! On aura jamais le temps de monter et redescendre avant la nuit donc on trempera juste nos pieds dans le début de la rivière à quelques dizaines de mètre de l'entrée !